Commune de Lansargues dans l'Hérault
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Monsieur Michel CARLIER, Maire de Lansargues

Michel CARLIER
Maire de Lansargues.


Mairie de Lansargues


Hôtel de Ville
Place St Jean
34130 LANSARGUES
Tél. : 04 67 86 72 05
Fax : 04 67 86 33 48

mairie@lansargues.fr

Logo ville de Lansargues

Population :
2602 Lansarguois,
Lansarguoises
Superficie : 1800 ha
Canton
de Mauguio

Patrimoine  historique, cultuel, architectural et naturel

Arènes Robert Brès
Eglise Saint-Martin...

Un Peu d'Histoire

Les recherches réalisées sur le territoire de Lansargues nous disent que de très nombreux sites ont été occupés au cours des àges, de façon temporaire ou prolongée, aux alentours de l'agglomération actuelle.
Et cela depuis les premières civilisations. Près de l'étang, on a répertorié des lieux de vie datant de l'àge du bronze. L'àge du fer se signale aussi par des gravures sur des tessons de poteries trouvées sur les habitats des "terra-mares".

En d'autres lieux, se sont des caractères grecs et gaulois, hélas indéchiffrables, qui ont été mis à jour.

Avec l'époque gallo-romaine, c'est sur une quinzaine de sites que l'on retrouve des traces d'habitats ou de nécropoles antiques. Il semble que le village proprement dit se soit alors constitué. Avec la période médiévale, nous trouvons, dès 888, Lansargues au nombre des villettes de la baronnie de Lunel.

Cela qui lui confère un statut bien particulier avec une autonomie et une liberté de manoeuvre très larges ; d'autant plus qu'elle est la plus importante de ces agglomérations. Elle en devient le chef-lieu et c'est là que se tiennent les conseils.

La villette elle-même est administrée par deux consuls et un conseil de douze membres. Au nombre des treize villettes, certaines allaient disparaître, au cours du temps, telles Saint-Denis-de-Ginestet, Saint-André-de-Moulines, Saint-Pierre-d'Obilion, oú, au nord de Lunel-Viel,Montheil.
Certains historiens y ont vu comme cause la croisade contre les Albigeois, mais sans doute les guerres de religion leur portèrent-elles le dernier coup. Cela allait toutefois conférer plus d'importance à Lansargues.

La villette fut elle-même la cible des protestants en 1594 et son église fut alors "ruinée et découverte". En 1622, elle essuya encore une attaque des religionnaires qui incendièrent les habitations et mirent à sac les caves.

Le relèvement de l'édifice religieux connut maintes péripéties et ne s'acheva vraiment qu'en 1739. Au nombre des péripéties, il faut par ailleurs signaler celles liées au canal, avec ses envasements et sa concurrence avec celui de Lunel.

Pourtant, il fut un temps oú les nefs des marchands génois débarquaient leurs chargements au port de Lansargues. L'importance de Lansargues se signale aussi lors de la division du territoire français après la Révolution. Lorsqu'il fallut définir les cantons et leur chef-lieu, le village entra en rivalité avec Mauguio et prétendait pour plusieurs raisons devoir être chef-lieu d'un canton qui aurait englobé plusieurs villages voisins, dont Valergues, Mudaison, Lunel-Viel, Saint-Brès...

Cela ne fut pas suivi. Enfin, plus près de nous, l'édification de la cave coopérative, une des premières créées, nous rappelle l'importance de la culture de la vigne sur le village. Elle resta longtemps au second rang français et même mondial pour sa capacité de stockage, juste derrière celle de Marsillargues.

Ce qu'il faut voir et savoir

Lansargues (du latin Lansarnica) doit son nom au gentilice romain LANCIUS, auquel le suffixe anicis s'adjoint. Ainsi il était signifié que tel domaine était la propriété de tel homme, en l'occurence, un colon romain. Par le passé, le village a porté le nom de Lansanègues.

Lansargues, n'ayant pas eu de seigneur, ne possède donc pas de chàteau.
De sa maison consulaire, seule la tour de l'horloge, emprise aujourd'hui dans un pàté de maisons, nous signale l'emplacement.
Il reste l'église, et encore faut-il savoir déceler, gràce à d'infimes détails et dispositions, que certaines parties datent du XIIe comme le relate l'érudit M. Grasset-Morel dans son ouvrage de 1896. De style Roman, elle était à l'origine orientée est-ouest avec le portail d'entrée sur ce dernier côté.

Les plus anciens vestiges ne sont pas visibles de l'extérieur. Vendue comme bien national après la Révolution, elle passa par plusieurs mains avant d'être achetée par les paroissiens pour 4000 francs, en Germinal de l'An V. Ce fut en société que les parts furent adjugées entre actionnaires qui firent de ses chapelles des habitations et des magasins. On en voit toujours, sur la façade est, les ouvertures murées.

Les armoiries de Lansargues se lisaient ainsi à l'origine :
De gueules à deux lances d'or passées en sautoir, surmontées d'une gerbe d'or de même, et au chef cousu d'azur, chargé d'un soleil d'or accosté de deux étoiles de même. Mais voilà...

Si le village produisait du blé, il produisait aussi du vin. Y eut-il oubli de la grappe de raisin ? Toujours est-il qu'avec la poussée grandissante de la vigne au milieu du XIXe siècle, on ajouta celle-ci au blason.

Plusieurs Lansarguois ont eu par le passé un certain renom, et tout d'abord le félibre Alexandre Langlade. Son oeuvre importante, bien plus marquée que celles de nombreux versificateurs occitans, le fit surnommer "Le Tavan languedocien". Par ailleurs, il joua un rôle politique localement non négligeable. Nous avons déjà cité l'érudit Grasset-Morel ; nous ajouterons à cela deux députés, l'un d'eux étant le descendant de ce dernier, Pierre Grasset-Morel, et, avant lui, Marius Ales, qui exerça à Lansargues comme vétérinaire. Enfin on ne peut ignorer l'évêque missionnaire de Madagascar et ami du Maréchal Lyautey, Monseigneur Jacques Crouzet.